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Mutualiser l’intelligence

Intelligence collective : le pouvoir du nombre

Réunir toutes les idées et le savoir de l’écosystème d’une entreprise pour livrer rapidement un projet, résoudre une problématique ou innover grâce à l’intelligence collective, c’est tendance, pour exploiter pleinement le potentiel du groupe, mais aussi celui de l’individu.

La collaboration comme meilleur outil de survie

Dans le monde animal, qu’il s’agisse d’essaims d’abeilles, de bancs de poissons, hordes de loups ou tout autres créatures sociales, la collaboration est une affaire de survie. Pour résoudre un problème, les fourmis par exemple se partageant les tâches à effectuer, tandis que les oiseaux volent en formation pour économiser de l’énergie pendant leur migration. Nous avons beau vivre en société, nous les humains, nous ne sommes pas encore des as de l’intelligence collective – et surtout pas dans l’entreprise. Pourtant les bénéfices sont immenses et nombreux : efficacité accrue, réduction des coûts, hausse de la motivation.

Selon l’enquête IPSOS/OpenMind 83% des salariés français expriment le besoin de collaborer.

L’économie de la connaissance

Pour le professeur en économie et en neurosciences cognitives Idriss Aberkane, la connaissance, c’est le nouveau pétrole. Dans son essai traduit dans le monde entier, « Économie de la connaissance », celui-ci explique que le savoir est une ressource infinie et durable qui permettrait d’engendrer des innovations incroyables dans de multiples domaines et de révolutionner nos façons de vivre à long terme. « Un kilogramme de boue renferme suffisamment d’énergie de masse pour satisfaire la demande annuelle mondiale en énergie, mais c’est par un manque de connaissance que nous sommes incapables de la libérer », explique celui-ci. Imaginez tout ce dont nous serions capables si nous développions rapidement et ensemble nos connaissances, car, forcément la somme de toutes les intelligences d’un groupe est bien supérieure à l’individuelle.

Ouvrir l’entreprise

Alors comment libérer cette ressource puissante au travail ?

Première étape : casser ces silos qui freinent la collaboration et l’exploitation du potentiel de chacun – hiérarchie, culture de l’entreprise, manque de canaux efficaces pour communiquer, processus encombrants etc. Un décloisonnement est essentiel pour permettre aux entreprises d’être plus agiles à l’heure où la rapidité et l’adaptabilité sont non seulement de véritables avantages concurrentiels mais des qualités essentielles pour leur survie. L’idée est de mobiliser tout le talent, souvent caché, dont dispose l’entreprise et que les collaborateurs deviennent des acteurs engagés dans la transformation et l’évolution d’un projet.

Deuxième étape : utiliser les outils numériques à notre disposition : mails, messageries instantanées et plateformes collaboratives et de gestion de projet.  La troisième : créer des évènements et animations qui permettent de se regrouper pour se pencher sur des solutions ensemble : ateliers, groupes de travails, garages, labs, brainstorming, hackathons, etc. Et si ça ne suffit pas, une petite session de team-building au bar du quartier permet aussi souvent de réinsuffler l’esprit d’équipe …

Apporter du fun en entreprise

La gamification pour apporter du fun !

L’étude de McKinsey sur les efforts de transformation des activités en entreprise est formelle : 70% échouent en raison d’un manque d’engagement des employés. Alors pour remotiver les troupes, rien de tel que retomber (un peu) en enfance et d’utiliser le jeu pour parvenir à de meilleurs résultats.

 Un outil stratégique d’engagement

La « gamification » ou ludification en français, consiste à utiliser les mécanismes du jeu dans un autre contexte pour encourager les participants à résoudre des problèmes ou changer leur comportement.

En 2015, une étude clé de Gartner sur le sujet prédisait que 40% des entreprises du Global 1000 utiliseraient cette année-là la gamification comme principal mécanisme de transformation des opérations commerciales.

Exemple en 2011, quand un programme de l’Université de Washington rassemble un groupe de gamers en ligne qui trouve collectivement, et en trois semaines seulement, la solution à un casse-tête que les scientifiques tentent de résoudre depuis des décennies : trouver la structure d’une enzyme qui aide les virus comme le HIV à se reproduire.

Génération Game

Voilà pourquoi les ressources humaines utilisent de plus en plus de procédés ludiques pour motiver les employés, doper la productivité ou encore accélérer leur formation. D’autant plus que les mœurs se relaxent au travail avec le changement démographique de la population active.

La gamification est un outil d’engagement idéal pour la nouvelle génération qui arrive en masse sur le marché de l’emploi et qui a grandi avec la culture numérique : les Millénials et les ‘Z’.

Représentant environ 30% de la population active aujourd’hui, d’ici 2025, ils représenteront 75% des travailleurs, selon McKinsey.

De jeunes recrues pas toujours faciles à attirer et fidéliser en pleine guerre des talents. L’année dernière par exemple, l’armée américaine a innové en utilisant le jeu pour dénicher ses futurs soldats. La U.S. army a demandé à ses recrues existantes qui sont aussi gamers à leurs heures perdues de rejoindre son équipe e-sport afin d’attirer les Millénials vers une carrière militaire. « Si nous voulons rencontrer du succès dans le recrutement, il faut aller où se trouvent les jeunes, soit dans le monde digital » explique le commandant Frank Muth.

Employé du mois !

 Alors concrètement, la ludification ça ressemble à quoi ? Des jeux, mais des quizz, points à gagner, niveaux, challenges, prix, classements. L’un des leaders du secteur est Badgeville, une start-up californienne qui développe des programmes de gamification pour de grandes entreprises comme Deloitte, Dell, Samsung ou encore Oracle. Sa plateforme permet de ludifier l’expérience des employés et clients en offrant des badges et récompenses selon leurs actions, et offre un aspect réseau social en créant des communautés en ligne. Des informations peuvent être glanées sur le comportement des utilisateurs et il est possible aussi de les influencer en utilisant les mécaniques du jeu. La technologie n’est qu’un moyen : le logiciel utilise des éléments de motivation parmi les plus puissants pour les employés tels que la reconnaissance, le sens de la compétition et la récompense. Comme l’entrepreneur canadien expert de la gamification Gabe Zichermann, co-auteur de Gamification by Design, le résume : « La ludification est composée à 75% de psychologie et à 25% de technologie ».

Le podcast un nouvel allié !

Le podcast un nouvel allié !

Podcast, le nouvel allié de vos collaborateurs !

Les marques s’en sont emparées pour communiquer en externe et accroître leur nombre de followers. Mais utilisé en interne par les entreprises, le podcast est un nouveau canal efficace de communication qui permet de suivre les collaborateurs dans leur mode de vie. 

La renaissance de l’écoute à la demande  

Les podcasts ont été lançés il y a environ 15 ans par la société Apple en permettant la réécoute d’émission de radio depuis sa plateforme iTunes. Le succès phénoménal, et inattendu, de la série de podcasts policière américaine « Serial » a accéléré ces dernières années leur succès : les épisodes des deux premières saisons ont été téléchargées plus de 250 millions de fois (Serial Productions/Variety). Le marché mondial quant à lui, pèse plus de 220 millions de dollars, soit 3 fois plus qu’en 2015 (VisualCapitalist). Les marques, toujours à l’affût d’un nouveau canal de communication, ont donc sauté sur l’aubaine.

Selon une étude Opinion Way pour Audible, en 2017, 39% des Français avaient déjà écouté un podcast.

Le podcast d’entreprise pour du branding intelligent  

L’américain GE par exemple, a créé une série populaire de science-fiction, “The Message”. Pas du marketing, mais une façon pour la marque de se connecter avec son audience et de partager ses valeurs. Autres podcasts d’entreprise populaires, ceux de la banque Goldman Sachs et du cabinet-conseil McKinsey, qui invitent des leaders d’opinion et influenceurs pour décrypter les grandes tendances de l’économie et de la société. Le podcast, en effet, permet à l’entreprise de prendre du recul, de mettre en valeur sa mission, son expertise, d’informer et de former les clients. Le podcast rentre dans le cadre du mouvement Slow pour une consommation plus réfléchie et responsable. Cet outil intime de communication permet de combler le fossé qui existe parfois entre la direction et le reste de l’organigramme.

Les entreprises l’utilisent de plus en plus souvent en interne, alors qu’il est de plus de plus difficile de capter l’attention des employés sollicités de toute part par les nombreux mails, messages, contenus reçus quotidiennement : 29% des auditeurs de podcast se disent immergés dans le contenu (Opinion Way/Audible).

L’explosion du contenu audio de qualité  

Au-delà du podcast, selon l’entrepreneur-star américain Gary Vaynerchuk, l’audio, c’est l’avenir. « Rappelez-vous simplement que l’audio et la voix sont de loin l’interface la plus naturelle pour les interactions humaines. Nous aimons parler et écouter.

D’ailleurs la radio d’entreprise a de plus en plus la cote : Orange, EDF ou encore l’assureur Covéa l’utilisent tous, sous forme d’émissions ou de bulletins réguliers pour mieux se connecter avec leurs employés. Comme les empreintes digitales, chaque voix est unique. C’est un vecteur d’émotion qui permet de remettre du lien et de l’humain dans le monde de l’entreprise de plus en plus virtuel.

Selon les statistiques de Nielsen sur le streaming en 2016, il y avait environ 1,5 fois plus d’audio que de vidéo consommée. C’est énorme » a déclaré ce dernier.

L'appli mobile d'entrerpise

L’appli mobile d’entrerpise

L’application mobile pour répondre au nomadisme de vos collaborateurs !

Grâce à l’essor des technologies mobiles, les collaborateurs adoptent de plus en plus un mode nomade au sein de l’entreprise. Télétravail, flex-office, itinérants : la mobilité est de mise, rendant l’usage du smartphone personnel et des applications de plus en plus essentiel dans le contexte professionnel.

L’ère de l’hyper connectivité  

Les progrès accomplis en termes de connectivité, qu’il s’agisse du Wi-Fi ou de la 4G (et bientôt la 5G !), le Cloud ou les plateformes de travail collaboratives permettent aux employés d’être constamment connectés à l’entreprise et de travailler depuis quasiment partout. En France, 18,2 millions de salariés du secteur privé pratiquent le télétravail régulier, selon la dernière étude Malakoff Médéric-Humanis. A la clé, des bénéfices en termes de productivité et d’engagement : 81% des actifs français observent un impact positif des nouveaux modes de travail sur le bien-être en entreprise et la performance (Etude d’Opinion Way 2016). Parallèlement, le portable est partout : plus des trois quarts de la population française utilise un smartphone (Arcep). Il est devenu une nécessité pour les nombreux salariés itinérants en France qui n’ont pas de lieu de travail fixe ou habituel, comme les chauffeurs de poids lourds, commerciaux, prestataires de services à domicile, livreurs, techniciens de maintenance, etc.

S’appli-quer au travail

Dans ce contexte, beaucoup moins de réticente à ce que l’entreprise communique directement avec ses salariés sur leurs appareils pour des questions liées au travail. Le « bring your own device » ou « BYO », où l’on utilise ses appareils personnels au travail, deviennent de plus en plus courant. Selon l’enquête Annual Mobile App Development Report, plus de 70% des employés passent plus de deux heures par semaine à accéder aux informations de l’entreprise avec leurs appareils mobiles. Parallèlement le « multi-device » soit l’utilisation de plusieurs appareils comme le téléphone, la tablette ou l’ordinateur portable au travail, a lui aussi la cote. Non seulement les travailleurs interagissent plus fréquemment avec les mobiles, mais ils utilisent également beaucoup plus d’applis au travail : Strategy Analytics s’attend à ce que le marché des applications d’entreprise mobiles atteigne 140 milliards de dollars dans le monde d’ici 2023 (contre 74 milliards en 2016).

De nombreux bénéfices  

 « Il existe une demande réelle pour les applications mobiles B2B et B2C, les applications web et les applications des objets connectés tels que des capteurs et autres appareils. Bien sûr, la valeur réelle pour l’entreprise est de relier les appareils mobiles aux systèmes ERP et aux bases de données existantes pour des processus tels que le CRM, l’automatisation de la force de vente et l’automatisation de la force de terrain » explique Gina Luk, analyste principale chez Strategy Analytics. 

En effet, à l’aube de l’Intelligence artificielle (IA) et de l’Internet des objets (IoT), les entreprises qui veulent survivre à la nouvelle vague de digitalisation doivent se préparer à intégrer ces technologies dans leurs processus. Avec un nombre croissant d’employés nomades, les applications mobiles d’entreprise ont donc de beaux jours devant elles…

Employee advocacy et plus si affinités…

Employee advocacy & influenceurs internes :
quand vos employés deviennent vos ambassadeurs
 

Une grande majorité des consommateurs (60%) préfèrent « une personne comme elle » comme source crédible d’information sur une entreprise plutôt que l’avis d’un expert technique ou universitaire, révèle le baromètre de confiance d’Edelman 2018. Et dans le monde de l’entreprise, qui sont ces « personnes comme nous » ? Les autres employés pardi, qui deviennent influenceurs pour relayer l’information en interne ou l’amplifier en externe.

Influenceur, ambassadeur, employee advocate qui fait quoi ?

Selon l’étude Sprout Social, 71% des spécialistes du marketing social utilisent les employés comme influenceurs ou « défenseurs » des valeurs de l’entreprise. Il faut dire que le procédé de communication est très efficace. Selon des recherches de l’architecte des organisations Leandro Herrera, les cinq personnes les plus influentes d’un effectif peuvent atteindre deux fois plus de personnes que cinq personnes dans une équipe de direction. Et selon MSL Group, les messages des marques sont 24 fois plus partagés quand ils sont distribués par les employés que par les marques elles-même. Il faut dire que collectivement, les employés ont des réseaux sociaux 10 fois plus étendus qu’une seule marque, selon LinkedIn. D’ailleurs influenceurs, ambassadeurs, « employee advocate » – leur différences deviennent de plus en plus ténues. Les influenceurs sont souvent payés par les marques pour faire la promotion de leurs offres. Il s’agit souvent de stars d’internet – bloggers, Youtubers ou Instagramers – avec de nombreux followers. Les ambassadeurs eux, sont censés avoir un lien fort avec une seule marque et incarner ses valeurs. Sauf que, ceux-ci, souvent des célébrités ou personnages publics, sont aussi de plus en plus souvent payés par les marques pour faire leur pub. Les employés peuvent aussi être ambassadeurs : par exemple la chaîne de grands magasins Macy’s aux Etats-Unis a ainsi formé 300 influenceurs internes, les Macy’s Style Crew, des membres du personnel triés sur le volet qui partagent régulièrement les post sponsorisées par l’enseigne sur leurs flux de médias sociaux respectifs.

Des influenceurs en interne

Les « employee advocate » quant à eux, sont payés…pour faire leur job. En effet, ces influenceurs en interne sont souvent des collaborateurs respectés, ayant de fortes compétences professionnelles, un bon réseau, une connaissance solide de l’entreprise et une passion pour cette dernière. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, il sne sont pas toujours aux postes de direction : selon le Edelman’s Trust Barometer, les collaborateurs placent la catégorie « personnes comme moi » (les pairs) deux fois plus haut que le PDG ou la hiérarchie. Alors que la guerre des talents fait rage, pour motiver et fidéliser les employés, les entreprises s’appuyent sur ces as de la communication pour faciliter la bonne marche de l’entreprise, un meilleur esprit d’équipe, plus de collaboration, etc. Ces employés animent des panels, offrent des formations, représentent l’entreprise lors de journées portes ouvertes, foires ou conférences, et aiment partager sur les réseaux sociaux leur quotidien fascinant au travail. Enthousiastes, ils adorent leurs jobs et leurs collègues. Finalement, avec les employee advocate, ce n’est que de l’amour…